(VOVWORLD) - Un colloque
international sur la promotion de la coopération sécuritaire en mer Orientale a
été organisé ce mardi à Hanoï par l’Académie diplomatique du Vietnam et les
ambassades du Royaume-Uni et de l’Australie.
L’événement
réunissait des experts des trois pays précités, mais aussi de la Commission du
droit international de l’ONU, de France, de Malaisie, des Philippines et du
Japon. Les débats ont porté sur les expériences régionales et internationales
dans la délimitation des mers et le règlement des litiges en mer, sur les
aspects juridiques des activités et de la coopération entre les forces chargées
de faire appliquer la loi en mer, et sur la promotion de cette coopération.
La mer Orientale
abrite des itinéraires commerciaux parmi les plus animés au monde, a déclaré
Pham Lan Dung, directrice adjointe de l’Académie diplomatique. Selon elle, les
récentes évolutions dans cette zone ont favorisé un rapprochement des organes
chargés de faire appliquer le droit maritime, tout en entraînant des risques
pour la sécurité régionale, dans la mesure où certains pays cherchent à
changer, plutôt qu’à maintenir le statu quo. Phạm Lan Dung:
« Pays
littoral, le Vietnam a toujours œuvré pour la stabilité et la paix dans
la région, pour la garantie de l’ordre maritime sur la base du droit
international. Il a toujours prôné le règlement des problèmes émergents par des
mesures pacifiques conformes à la Charte de l’ONU et à la Convention des
Nations Unies sur le droit de la mer de 1982, ainsi qu’à d’autres lois
internationales en vigueur. A ce jour, nos forces chargées d’exécuter la loi
ont coopéré avec la Chine, les Philippines, l’Indonésie, la Malaisie, le Japon,
la République de Corée, l’Inde, les États-Unis et plusieurs pays
européens ».
Pour sa part, l’ambassadeur
d’Australie au Vietnam, Craig Chittick, a rappelé que son pays, le Vietnam, les
pays de l’ASEAN et bien d’autres partagent le même point de vue selon lequel
tous les litiges doivent être réglés pacifiquement dans le respect du droit
international. Tout recours à la force et toute menace militaire doivent être
strictement bannis, la liberté de navigation maritime et aérienne doit être
garantie et les droits des petits pays, respectés, a-t-il martelé.